À ce jour, il n’’existe pas de remède à la SLA, et sa progression est à la hausse. Le riluzole est le seul traitement reconnu. Étudiée depuis 1996, son efficacité reste toutefois modérée car l’espérance de vie n’est prolongée que de quelques mois.

Le traitement est donc essentiellement symptomatique et passe par les soins suivants :

  • Kinésithérapie et ergothérapie (appareillage spécifique pour ralentir la progression du déficit moteur).
  • Orthophonie pour les troubles dysarthriques (troubles moteurs affectant la parole) et les troubles de déglutition.
  • Lutte contre les infections bronchiques par antibiothérapie (afin d’éviter l’aggravation d’une altération de la fonction respiratoire).
  • Traitements médicamenteux symptomatiques des crampes et de la spasticité liée au syndrome pyramidal.
  • Gastrotomie en cas de troubles sévères de la déglutition, voire pose d’une sonde gastrique à demeure.
  • Ventilation mécanique en cas d’atteinte du muscle de la respiration, le diaphragme. Mise en place d’une ventilation non invasive (par masque) pour un confort plus important et une durée de vie substantiellement allongée.

Des découvertes relatives aux mécanismes de progression de la maladie, combinées à d’’importants progrès technologiques, permettent malgré tout de faire avancer la recherche. Alors qu’une cause unique semblait d’abord être à l’origine de la maladie, il est connu désormais que la SLA comporte plusieurs causes interdépendantes qui jouent un rôle dans la destruction des motoneurones. Aujourd’hui, les recherches prennent en compte les facteurs environnementaux et génétiques et se focalisent sur les mécanismes déclencheurs de la maladie mais aussi sur le développement de nouveaux médicaments ainsi que sur des thérapies géniques.

La combinaison de divers traitements ciblant la maladie à tous les niveaux sera probablement demain le meilleur moyen de lutter contre elle.